Stabilité des hypothèques au second trimestre

Par AWP Comparis.ch a estimé que les crédits immobiliers devraient encore rester abordables "pour quelques temps" au vu des incertitudes politiques et économiques au niveau mondial.

 

Les hypothèques à taux fixe sur une durée de dix ans ont affiché, entre avril et fin juin, un infime recul à 1,56% en moyenne. (Crédits: keystone). 

Les taux d'intérêt des hypothèques fixes sont restés quasiment figés au deuxième trimestre, comparé au partiel précédent, a annoncé mardi Comparis.ch. Le portail comparatif en ligne a estimé que les crédits immobiliers devraient encore rester abordables "pour quelques temps" au vu des incertitudes politiques et économiques au niveau mondial.

Les hypothèques à taux fixe sur une durée de dix ans ont affiché, entre avril et fin juin, un infime recul de 0,02 point de pourcentage à 1,56% en moyenne.

Le constat est semblable pour les échéances moyennes, qui se sont repliées sur le trimestre de 0,05 point à 1,11% fin juin. Quant aux hypothèques à courte échéance (deux ans), elles sont restées stables à -0,96%.

"La situation politique difficile en Italie ne permet guère d'actionner la manette des taux pour le moment", a estimé Dominik Weber de Comparis.ch, cité dans un communiqué. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, pourrait encore temporiser avant de resserrer la politique monétaire "pour ne pas menacer excessivement la croissance dans la zone euro".

Aux Etats-Unis, où la normalisation de la politique monétaire est déjà lancée, "l'extension des droits de douane pourrait freiner la dynamique de l'économie mondiale et restreindre la marge de manoeuvre pour des augmentations de taux", a estimé M. Weber.

A la vue de cette situation, il paraît peu probable que la BCE relève ses taux début 2019 et la Banque nationale suisse (BNS) ne devrait pas agir avant cette date.

Malgré des signes indiquant une persistance des taux bas, les emprunteur privilégient les hypothèques à longue échéance, d'après les données du site internet. Selon M. Weber, "le renforcement des durées longues montre que les preneurs d'hypothèques tablent davantage sur une hausse que sur une nouvelle baisse des taux à moyen terme".